LES ECHOS PAULINIENS

Echos Pauliniens 2020

ECHOS PAULINIENS 2008

Mes bien chères Sœurs,

En ce début du mois de septembre, quarante deux Sœurs de Saint Paul participent à la Reprise Spirituelle qui a lieu à Rome du 21 août au 29 septembre prochain. Venues des Provinces, Districts et Régions, elles ont été invitées, au cours d’une retraite de huit jours qui a précédé la Reprise, à découvrir « l’insondable richesse du Christ » (Ep.3,8) , Parole de Dieu, et à s’abreuver à cette source vive et inépuisable.

Nous mettre à l’écoute de la Parole de Dieu, sous la conduite de l’Esprit Saint, vers des chemins nouveaux, tel était l’objectif que nous nous étions fixé au début de cette année paulinienne. Le Synode des Evêques, qui aura lieu du 5 au 26 octobre prochain, nous offre la possibilité d’une étude approfondie de cette Parole à partir du thème : « La Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Eglise ». Ce thème a été choisi par le Pape Benoît XVI pour marquer le bimillénaire de la naissance de Saint Paul et pour mettre en valeur la figure du grand Apôtre, à l’occasion de l’année qui lui est consacrée. (Ep.3,8).

Qui mieux que saint Paul, notre Patron, dont la mission fut exemplaire, pourra nous faire réfléchir sur le dynamisme de la Parole de Dieu ? À la lumière de ses écrits, de l’enseignement de l’Eglise, et des documents de notre Congrégation, nous sommes invitées à « ruminer » cette Parole pour mieux l’assimiler et nous en imprégner.

Le Concile Vatican II exhorte avec force et de façon spéciale tous les chrétiens, surtout les membres des Instituts religieux, à acquérir par la lecture fréquente des divines Ecritures, « une science éminente de Jésus-Christ, » car ignorer les Ecritures c’est ignorer le Christ : « Qu’ils approchent donc de tout leur cœur le texte sacré lui-même, soit par la sainte liturgie qui est remplie des paroles divines, soit par une pieuse lecture, soit par des cours faits pour cela ou par d’autres méthodes. Mais la prière, qu’on se le rappelle, doit accompagner la lecture de la Sainte Ecriture, pour que s’établisse un dialogue entre Dieu et l’homme, car c’est à Lui que nous nous adressons quand nous prions, et c’est Lui que nous écoutons quand nous lisons les oracles divins. »

Suivons saint Paul, qui, pour porter la Bonne Nouvelle de la Parole jusqu’aux confins du monde, n’a pas craint d’affronter les difficultés. Méditons ces quelques passages de la lettre aux Corinthiens qui laissent supposer qu’annoncer la Parole de Dieu dans la mission de l’Église n’est pas de tout repos pour le messager de Dieu.

« Voyages sans nombre, dangers des rivières, dangers des brigands, dangers de la mer, veilles fréquentes, faim et soif, jeûnes répétés, froid et nudité » (2 Co 11, 26, 27) . Ne disait-il pas aussi : « Malheur à moi si je ne prêchais pas l’Évangile !» (1 Co 9,16) Cette Parole, qui prend toute sa dimension dans l’Eglise, nous est adressée particulièrement, à nous consacrées, qui avons été choisies et envoyées dans le monde pour cette mission. Il nous suffit de relire les passages de notre Livre de Vie, des Actes Capitulaires sur notre vie apostolique pour nous en rappeler :

« La vie apostolique des Sœurs s’inspire de la vie et de l’enseignement de saint Paul »… Les Lettres de saint Paul nous poussent à imiter son dynamisme dans la vie apostolique et la formation de nouvelles communautés, discerner les signes nouveaux… comme saint Paul, nous laisser bousculer et convertir pour prendre au besoin de nouvelles orientations » (L.V. N° 52 ; A.C. 2001, p.30 ; A.C.2007 p.17).

« Notre salut est objet d’espérance… Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (Rom. 8, 24 ; 1 Tm 2,4).

Le plan créateur du Père est un dessein de communion sans limites En s’en détournant, l’humanité s’est fermée sur elle-même, s’est déchirée. Chaque individu, chaque groupe s’est replié sur lui-même. Ce fut la mission du Christ de rassembler l’humanité en l’ouvrant à nouveau au grand souffle d’un amour sans frontières. Ce souffle d’amour universel nous est rappelé dans les documents mis à notre portée :

‘Les Sœurs de Saint Paul sont envoyées et rassemblées selon des circonstances providentielles… La communion entre nous grandit, sous la mouvance de l’Esprit… Développons en nous et dans nos communautés locales le sens de l’internationalité et de l’universalité de l’Eglise et de la Congrégation’ (L.V. N° 36 ; A.C 2001 p.24 ; A.C. 2007, p. 11) . En entrant dans le monde, le Christ dit: « Voici, je viens, ô Dieu, pour faire ta volonté. » (He 10, 5,7) Et c’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiées par l’oblation du Corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes. Faire la volonté du Père c’est donc, en premier lieu, lui demander d’unir notre volonté à la sienne. Nous en sommes incapables par nous – mêmes, aussi sommes- nous invitées à offrir notre liberté pour accomplir ce qui plaît au Père.

Saint Paul comprend le message du Christ, qu’il annonce comme un Evangile de la liberté; il ne parle pas de la liberté naturelle de l’homme en tant que don originel du Créateur à sa créature. Pour lui, l’homme n’est pas libre par nature, mais par grâce, parce que Dieu l’a arraché à la servitude du péché et l’a rendu à nouveau libre. L’homme esclave du péché doit être    « rendu libre » comme Paul le précise, grâce à l’appel adressé aux hommes par Dieu dans l’Evangile : « C’est pour que nous restions libres que le Christ nous a libérés… Vous, en effet, mes frères vous avez été appelés à la liberté. » (Gal 5, 1, 12). 

Jésus-Christ est pour Paul, l’être humain absolument libre, de par sa libre obéissance au Père. En même temps cet acte d’amour sans réserve pour les hommes apparaît comme le plus haut accomplissement de la liberté créée. Le pardon n’est pas donné aux hommes par un pur décret de la faveur divine, qui tomberait en quelque sorte sur la faute humaine, d’en haut. Il est acquis par un acte qui surgit en l’homme lui-même, dans sa liberté, où s’était noué le péché.

Pour traduire l’amour de Dieu pour les pécheurs, saint Paul a donné une formule extraordinaire du salut dans son Epître aux Ephésiens :« Dieu qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont Il nous a aimés, alors que nous étions morts par suite de nos fautes, nous a fait revivre avec le Christ. » (Eph 2, 4-5) 

Cet amour s’est traduit concrètement par la mort sur la Croix, c’est-à-dire par sa vie livrée, en faveur des hommes qui ne l’aiment pas. « Si étant ennemis, nous fûmes réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, combien plus, une fois réconciliés, nous serons sauvés par sa vie » (Rom 5,10) 

On peut se demander, parfois, comment allier la volonté du Père et notre liberté. C’est une question à laquelle il nous est difficile de répondre, car les rapports entre la volonté divine et la nôtre relèvent du mystère. Ce que nous pouvons retenir, c’est que la volonté de Dieu, c’est Dieu Lui-même. L’auteur de ma liberté c’est Dieu. Loin de la limiter, Il en est la source jaillissante, le protecteur toujours vigilant, le Rédempteur toujours fidèle.

Ma liberté n’est pas un bien que je dois défendre contre Dieu, le bien qu’il voudrait m’enlever. C’est un don que Dieu désire pour moi et qu’Il protège contre toutes les tentatives de le perdre, de l’aliéner, de le gâcher par le péché. C’est toute l’histoire du salut. Dieu défend ma liberté contre les efforts destructeurs de mon orgueil, de mon égoïsme, de ma convoitise. Mes faiblesses et mes défauts risquent de me rendre esclave de mon propre orgueil, mais Dieu veut à tout prix me garder libre.

Par Marie, le salut est entré dans le monde. Toute sa vie devient mystère d’abandon, et elle est appelée à être Mère de la Parole de Dieu. C’est donc par elle et avec elle que nous pouvons faire l’offrande à Dieu de notre liberté, pour mieux nous abandonner à sa volonté. « Dès le commencement, la Vierge Marie fut choisie comme protectrice de la Congrégation. Les Soeurs cherchent à la mieux connaître, à travers l’Ecriture Sainte et l’enseignement de l’Eglise. Elles découvrent en Marie le modèle d’une foi profonde et d’une confiance absolue, d’une entière conformité au dessein de Dieu, d’une participation totale au mystère du Salut, d’un service attentif et délicat d’autrui (L.V. N° 5) « Ecouter la Parole de Dieu prépare à la rencontre du Seigneur dans l’oraison… Le Christ se donne à rencontrer dans l’Ecriture, en particulier dans les Evangiles et les Lettres de saint Paul… aider les Soeurs à persévérer dans l’écoute de la Parole de Dieu… enraciner sa vie sur la Parole de Dieu » … Ainsi nous est rappelée l’importance de la Parole de Dieu dans notre Livre de Vie et les Actes Capitulaires (L.V. N° 46 ; A.C. 2001 p.17 A.C. 2007 p. 19 et 20). 

« Marie vit dans la Parole de Dieu ; à travers toute son existence, elle vit au sein de la Parole et elle est comme pénétrée de la Parole. Ainsi, toute sa pensée, sa volonté, son action sont pénétrées et façonnées par la Parole. En demeurant elle-même dans la Parole, elle peut devenir la ‘Demeure’ nouvelle de la Parole dans le monde » (Benoît XVI, Discours 11.5.2006). 

Dans son Magnificat, Marie rappelle que c’est en Dieu que se trouve la source de sa jubilation. Elle exprime ainsi le programme de sa vie : ne pas se mettre au centre mais faire place à Dieu, rencontré tant dans la prière que dans le service du prochain.

C’est avec le regard de Dieu qu’elle voit les dures réalités de la vie. Elle parle et pense au moyen de la Parole de Dieu : il y a les pauvres, les affamés, les riches, les humbles, les orgueilleux. Marie, à la lumière de la Parole de Dieu, est capable de voir les personnes et les situations telles que Dieu les voit. La Parole de Dieu devient la sienne et sa parole naît de celle de Dieu, de même que sa volonté consiste à vouloir ce que Dieu veut.

« Comme Marie, avec humilité et joie, laissons-nous emporter dans le dynamisme transformant de l’Esprit, soyons dociles à l’action de l’Esprit, pour être à l’écoute des défis et des besoins de notre monde d’aujourd’hui, dans ses dimensions religieuses, ecclésiales, sociales, économiques, politiques, pour inventer des réponses à notre niveau».  (A.C. 2007, p 17)

 

De tout coeur je vous redis ma profonde et fraternelle affection.

                                                                                          Rome le 8 Septembre 2008

 

 ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

 

Noël  2008

Bien chères Sœurs,

 A l’approche  de la fin de l’année, comme saint Paul le fait au début de ses lettres, « je remercie mon Dieu par Jésus Christ à votre sujet à toutes…» (Rom 1,8). Il fait bon nous retrouver ensemble afin de  présenter au Seigneur comme une symphonie de joie, d’espérance et d’amour, notre action de grâce pour tous les dons reçus.

L’ouverture de l’année Saint Paul, aussi bien à Rome que dans nos pays respectifs, les Reprises spirituelles, les célébrations festives préparées avec ferveur, sont autant de signes de notre marche ensemble sur la terre de la Parole de Dieu.

Pourquoi tant insister sur le rôle de la Parole de Dieu?

Nous trouvons la réponse dans la lettre aux Hébreux : « Vivante est la Parole de Dieu, efficace et plus incisive qu’aucun glaive à deux tranchants. Elle pénètre jusqu’au point de division de l’âme et de l’esprit, des articulations et des moelles » (He 4, 12). Pour Paul, annoncer la Parole c’est proclamer le mystère pascal du Christ, mort sur la Croix et Ressuscité. Il en est tellement pénétré, qu’il en  fera le centre de sa prédication.

Les nombreux messages reçus au cours de l’année et celui que nous ont adressé les Evêques durant le Synode, mettent l’accent sur l’importance de la Parole de Dieu, sur l’urgence par l’Eglise de l’interpréter. Pour nous est indiquée la nécessité d’approfondir notre réflexion sur la place de la Parole de Dieu dans notre vie de consacrées et dans la mission qui nous est confiée dans l’Eglise.

Dieu est Celui qui se révèle et dialogue. La création, la beauté du monde qui provoque notre admiration est déjà une première « Parole de Dieu ». Quand Dieu parle, il le fait toujours à travers un être créé.  Cette révélation première s’inscrit dans notre cœur, dans notre conscience.

Dieu nous parle en prenant toujours l’initiative de la rencontre …« Le Seigneur Dieu appela l’homme: Où       es-tu ? Dieu a parlé à Abraham : « quitte ton pays…(Gen, 3, 9 ; 12, 1) Dieu conversait avec Moïse  face à face « comme un homme converse avec un ami » (Ex 33, 11). Dieu  a parlé par les prophètes. 

Puis Dieu a envoyé son Fils : « Après avoir à maintes reprises et sous maintes formes, parlé aux Pères par les prophètes, Dieu, en ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par le Fils qu’il a établi héritier de toutes choses, par qui aussi il a fait les siècles ».(He 1, 1-2)

Par son Incarnation, le Verbe de Dieu, Sa  Parole  faite chair, nous introduit dans le mystère du salut que nous célébrons à Noël. En se faisant homme, le Fils de Dieu réalise en sa personne l’Alliance nouvelle et  définitive avec son peuple.

Désormais, entre Dieu et les hommes, il n’est qu’un médiateur, le Christ, homme Dieu, grand prêtre de la Nouvelle alliance. Ainsi, Jésus-Christ est la Parole de Dieu incarnée, la plénitude de la Révélation. Il vient manifester à tous les hommes l’amour d’un Dieu Père, un Dieu qui aime, qui a des entrailles maternelles : « Une femme oublie-t-elle son petit enfant, est-elle sans pitié pour le fils de ses entrailles? Même si les femmes oubliaient, moi, je ne t’oublierai pas ». (Is 49,15)

A sa démarche d’amour, Dieu attend de nous une réponse libre, volontaire, une réponse de foi qui se manifeste dans une écoute attentive de la Parole de Dieu, une recherche constante de sa volonté. « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé ». (Jn 4,34) L’obéissance filiale de Jésus à son Père est une obéissance vécue dans l’Amour infini du Père, fervente et libre.

« L’obéissance s’enracine dans la Foi…L’obéissance libre et volontaire, animée d’Espérance et motivée par l’Amour, configure au Christ Serviteur : toute la vie du Christ est une communion au dessein du Père, dans l’Esprit, pour le salut du monde ».(L.V. N° 28)

Par nos seules forces nous sommes incapables de réaliser le projet de Dieu sur nous, mais nous pouvons compter sur l’exemple du Christ, le médiateur entre Dieu le Père et nous, celui qui nous guide. Il nous ouvre la voie du salut, nous invite à  nous conformer à Lui, à le suivre sur un chemin d’humilité, d’acquiescement dans l’amour.

La Parole de Dieu, est adhésion à sa volonté et passe par des intermédiaires humains qui la communiquent. C’est la tâche des Supérieures auxquelles est confiée le service de l’autorité, une tâche exigeante et difficile. Elle requiert une présence constante, capable d’animer et de proposer, de dialoguer et d’écouter, de  décider en rappelant la raison d’être de la vie consacrée.

« Les obédiences sont des temps forts  de l’obéissance à vivre dans la Foi ; à cette occasion, Supérieures et Sœurs communient à la volonté de Dieu ».(L.V. N° 30)

Une obédience peut coûter à une Sœur, car les  vues de  la Supérieure ne sont pas forcément les siennes. L’obédience est d’abord un envoi en mission  avec comme but « la venue du Règne de Dieu ».(L.V. N° 6) Dans la communauté des consacrées, Supérieures et Sœurs sont engagées de manière complémentaire pour atteindre un seul objectif, la volonté de Dieu. Chaque Sœur a donc le devoir de collaborer à la vie de la Congrégation en faisant part à ses Supérieures de ce qu’elle perçoit, d’où l’importance du dialogue.

« C’est Dieu qui crée la communauté…Nous aurons à cœur  de libérer la parole sur tous les sujets, nous offrir une écoute      mutuelle, dialoguer davantage dans le respect, la vérité et la discrétion » (A.C. 2007. p.23)  (Construire des communautés authentiques). L’obéissance à l’Eglise et au Saint Père, doit susciter de notre part, une volonté constante de nous informer des directives qui nous sont données et de les appliquer. 

L’obéissance nous conduit jusqu’à la Croix ; à sa suite, le Christ nous invite à prendre le chemin de l’obéissance d’amour infini du Père : « Il faut que le monde reconnaisse que j’aime  le  Père  et  que  je  fais  comme  le Père me l’a commandé ».(Jn 14,31)

La Parole de Dieu est nourriture qui nous est offerte chaque jour par la prière personnelle et communautaire. Le Christ frappe à la porte de notre cœur et attend que nous lui ouvrions par notre écoute des Ecritures, notre attention aimante dans la  prière et notre réponse dans le service de la charité. A travers les phrases des Psaumes de l’Office, nous sommes appelées  à suivre le Christ selon  le projet de Dieu dans nos vies.  

Cependant, «L’Ecriture a besoin de l’interprétation et  elle a besoin de la communauté.  La  Parole  de  Dieu  n’est jamais simplement présente dans la seule littéralité du texte. Pour l’atteindre il faut un dépassement et un processus de compréhension qui se laisse guider par le mouvement intérieur de l’ensemble des textes… » (Benoît XVI au collège des Bernardins : 12.09.08). L’Esprit Saint nous dispose à l’écoute de la Parole de Dieu, met en nous le goût de cette Parole et nous dispose à en vivre. « Là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté ». (2 Co 3, 17)

Dieu nous parle dans la liturgie, particulièrement dans l’Eucharistie. Nos liturgies doivent être des lieux d’adoration. Nous sommes invitées à les préparer pour y rencontrer personnellement le Dieu trois fois saint, par la lecture et la méditation des textes, le silence et la disponibilité du cœur.

Le Chapelet est la réponse à la Parole qui naît du silence du cœur, une école de contemplation et de silence. La répétition cadencée de l’Ave Maria ne dérange pas le silence intérieur, mais au contraire le requiert et le demande. En récitant les « Ave Maria », il faut faire attention à ce que nos voix ne couvrent pas celle de Dieu qui parle toujours à travers le silence, comme « le bruit d’une brise légère ». (1 R 19, 12) (Benoît XVI au sanctuaire de la Vierge du Rosaire à Pompéi (19.10.08).

La Parole de Dieu est source vivifiante pour notre Congrégation. Nos fondateurs et fondatrices ont puisé en elle le dynamisme du charisme de charité qu’ils nous ont légué et que nous devons transmettre à notre tour.

Il nous est bon de relire ces belles pages de nos origines qui mentionnent les dispositions spirituelles requises pour écouter la Parole de Dieu : « Les lectures de piété ont été pour plusieurs saints la source de leur conversion… Elles (les Sœurs) redoubleront leur respect et leur dévouement lorsqu’il s’agira du Nouveau Testament dont elles écouteront à genoux au moins un chapitre ». (p. 35, 38) (Instructions pour bien faire ses actions).

La Parole de Dieu nous invite au service d’autrui. Elle se concrétise en gestes d’amour envers nos frères et sœurs comme nous l’enseigne le Christ : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit… Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».(Mt 22, 37 ; 39)

echo3

Marie est celle qui a su accueillir la Parole de Dieu ; elle a offert son corps et son âme comme demeure de Dieu ; à travers elle la Parole s’est faite chair. Supplions-la de nous soutenir dans la réponse hésitante de nos « oui » quotidiens, afin que nous sachions faire une place à la Parole de Dieu. Qu’en nous et à travers nous, cette Parole puisse, aujourd’hui encore, se faire chair

C’est mon souhait pour chacune d’entre vous, chères Sœurs. Que par l’intermédiaire de Notre Dame de l’Avent, Jésus, Parole de vie, vienne nous renouveler !

Les Sœurs Assistantes, la Secrétaire et l’Econome s’unissent à moi pour vous remercier de vos bons vœux à l’occasion des fêtes de Noël et vous offrir leur souhait de Bonne Année 2009 !

Nous redisons à chacune notre profonde affection et l’assurance de notre prière.

echo2

 

echo4

———————–

ROME : Mère Myriam va visiter l’Indonésie et Le Timor Est. 

Myriam Kitcharoen, Supérieure Générale, a programmé la visite de la région Est Timor du 22 au 28 janvier. Elle sera présente à la Cérémonie de Profession le 25 janvier. Puis, accompagnée de Sœur Mary Ann Laurin, elle se rendra dans le District d’Indonésie, pour rencontrer les. Elles les invitées d’honneur à la Profession et au Jubilé différentes communautés, jusqu’au 11 février d’argent qui se tiendront à Banjarmasin, le 02 février 2009.

NEPAL : Une nouvelle mission pour les Sœurs de St Paul

Les Sœurs de St Paul de Chartres ont accepté l’invitation des Pères Jésuites pour ouvrir une Mission au Népal, petit pays situé au nord de l’Inde et au sud de la Chine. L’invitation a été adressée aux

Sœurs de Saint Paul de la Province de Séoul. Les Pères Jésuites qui travaillent au Pokhara, dans le Népal, sont engagés dans l’éducation et demandent aux Sœurs de mettre en route l’hôpital, pour offrir les soins de santé à la population Sherpa, majoritaire en ce lieu. La clinique doit s’ouvrir dans l’été 2009.

HONG KONG: Les Amis de St Paul visitent le Généralat

Deux groupes d’Amis de St Paul de Hong Kong ont fait un pèlerinage en Italie et en France à l’occasion de l’année Saint Paul. Ils se sont arrêtés en premier à la Basilique St Paul Hors les Murs, puis ont visité les autres lieux historiques où St Paul a passé. En même temps, ils ont voulu voir les lieux importants pour la Congrégation : le Généralat , à Rome, le berceau, à Levesville-la-Chenard et la Maison Mère, à Chartres.

BRESIL : Sœur Hélène Gatien et son Conseil reconduits

Mère Myriam et son Conseil ont renommé Sœur Hélène Gatien Supérieure Régionale du Brésil pour un second mandat de trois ans, en novembre 2008, ainsi que les membres de son Conseil, S.Noella Therriault et S.Whilma Catolos. Les Sœurs de St Paul de Chartres au Brésil sont au nombre de 13, venant de 4 pays, et elles ont cinq maisons.

MISSIONS COREENNES en Amérique du nord

Des Sœurs de St Paul Coréennes, de Séoul et Daegu, sont présentes en activités apostoliques, dans ces communautés de mission, sont surtout Amérique du Nord, au service de un accompagnement pastoral et spirituel communautés chrétiennes de Migrants coréens, dans les grandes cités d’Anchorage, en Alaska, de Vancouver, au Canada, et tout dernièrement, dans le Portland, l’Oregon et la Virginie. Les sur tous les chemins et étapes de la vie. Mère Myriam a délégué Sœur Maria Goretti LEE, Assistante Générale, pour visiter ces communautés, en février et mars 2009.

ANNO PAOLINO Bulletin n° 10

Le Pape Benoît XVI, dans l’homélie prononcée à St Paul Hors les Murs, pour ouvrir la 12 Assemblée Générale Ordinaire du Synode des Evêques, le dimanche 5 octobre, s’est centré sur le thème ‘La Parole de Dieu dans la vie et la mission  de l’Eglise.’Jamais, auparavant un Synode n’avait été inauguré hors de la Basilique St Pierre. Le choix de la Basilique dédié à l’Apôtre des Gentils se voulait hautement symbolique, pour marquer la coïncidence avec l’année St Paul, proclamée en ce lieu, et pour mettre en valeur la personne de St Paul, premier missionnaire de l’Evangile en Asie Mineure et en Europe.   

Source :http://www.annopaolino.org

UNE CARTE POSTALE des Congrégations pauliniennes.

  

carte-postale

La société des publications St Paul, à Rome, a créé une carte postale des logos et des ‘armes’ de tous les ordres et congrégations religieux ayant St Paul comme patron, à l’occasion de l’année paulinienne. Le blason des Sœurs de St Paul de Chartres montre les épis de blé en haut, la cathédrale de Chartres à droite, et l’épée à gauche, avec les mots de St Paul : « Je me suis fait tout à tous. »

 

echo5

De Milet, il envoya chercher à Ephèse des anciens de cette Eglise. Quand ils furent arrivés auprès de lui, il leur dit :« Vous savez vous-mêmes de quelle façon depuis le premier jour où j’ai mis le pied en Asie, je n’ai cessé de me comporter avec vous, servant le Seigneur en toute humilité, dans les larmes et au milieu des épreuves. Vous savez comment, en rien de ce qui vous était avantageux, je ne me suis dérobé quand il fallait vous prêcher et vous instruire, en public et en privé, adjurant Juifs et Grecs de se repentir envers Dieu et de croire en Jésus, notre Seigneur.

« Et maintenant voici qu’enchaîné par l’Esprit je me rends à Jérusalem, sans savoir ce qui m’y adviendra, sinon que, de ville en ville, l’Esprit Saint m’avertit que chaines et tribulations m’attendent. Mais je n’attache aucun prix à ma propre vie, pourvu que je mène à bonne fin ma course et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus : rendre témoignage à l’Evangile de la grâce de Dieu.

« Soyez attentifs à vous mêmes, et à tout le troupeau dont l’Esprit Saint vous a établis gardiens pour paître l’Eglise de Dieu, qu’il s’est acquise par le sang de son propre fils.

« Je sais, moi, qu’après mon départ, il s’introduira parmi vous des loups redoutables qui n’épargneront pas le troupeau et que du milieu même de vous se lèveront des hommes tenant des discours pervers, dans le but d’entraîner les disciples à leur suite. C’est pourquoi, soyez vigilants, vous souvenant que trois années durant, nuit et jour, je n’ai cessé d’admonester avec larmes chacun de vous.

« Et à présent je vous confie à Dieu et à la parole de sa grâce, qui a le pouvoir de bâtir l’édifice et de procurer l’héritage parmi tous les sanctifiés » Actes 20, 17-24; 28-37.

echo6

 

Saint Paul: Pasteur des églises locales qu’il a fondées

L’année 2008- 2009 est officiellement « l’année de St Paul » . Puisque nos lecteurs sont soit des pasteurs, soit des participants à une forme de pastorale, il peut nous être profitable de réfléchir sur Paul, en tant que Pasteur. L’article constate d’abord trois aspects particuliers de St Paul, comme pasteur . Nicholas King SJ est un exégète du Nouveau Testament et enseigne à l’ université d’ Oxford.

Saint Paul, un Pasteur 

Nicholas King SJ

Première constatation : Paul ne semble pas utiliser le langage d’un « pasteur » ;

Deuxième constatation : les méthodes obsolètes de Paul dans sa fonction pastorale;

Troisième constatation : Paul refuse tout argent.

echo71

Le leitmotiv : l’Evangile doit être prêché à tout prix : Pour Paul, donc, il y avait une liberté à travailler pour vivre et à prêcher l’Evangile gratuitement. Paul ressentait comme un impératif absolu le devoir de prêcher la Bonne Nouvelle ; nous pouvons déduire cela de sa réflexion dans ce même important chapitre : 1Cor 9 : « Annoncer l’Evangile n’est pas pour moi un titre de gloire; c’est une nécessité qui m’incombe. Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile ! » Nous pouvons retrouver cette même ardeur en Rom 1,15, où il essaie d’être diplomate et de ne pas insister sur le besoin pour les Romains d’être instruits, mais, au lieu de cela, il se réfère discrètement à sa « passion d’annoncer la Bonne Nouvelle » à vous aussi, peuple de Rome. Et il situe cette « passion » dans le contexte de ce qu’il a déjà réalisé : « Ainsi, depuis Jérusalem et jusqu’à la Yougoslavie, là où l’on n’avait pas invoqué son nom, j’ai assuré l’accomplissement de l’Evangile du Christ. » Rom 15, 19.

La fraîcheur et la nouveauté abrupte de ce message signifient qu’il est hors de prix ! Paul exprime cette nouveauté dans un mot qui a perdu du sens pour nous, mais qui signifie cependant quelque chose de très vivant : l’amour inconditionnel de Dieu. Naturellement, ce mot, – puissions-nous le sortir de la tombe que nous avons creusée pour lui, pour qu’il puisse une fois de plus être entendus dans nos oreilles fatiguées, est le mot « grâce ».

Paul, un pasteur : trois traits du « bon berger. »

Il semble qu’il y a trois qualités que nous trouvons en Paul et que nous aimerions trouver dans nos pasteurs et encourager en nous-mêmes, car chacun de nous, quel qu’il soit, a un ministère pastoral dans l’Eglise. Ce sont l’affection, la capacité de penser par soi-même, et la centralité absolue de Jésus dans nos vies.

1) L’affection :

echo8

On peut parfois être très irrité au sujet de Paul et le blâmer pour ce qu’il a fait de travers dans l’Eglise. C’était une très forte personnalité et un théologien à l’esprit brillant et créatif. Mais avez-vous senti à quel point il aimait les Chrétiens, qu’il rassemblait dans les villes méditerranéennes variées, qu’il visitait ? Ecoutons ces quelques paroles, qu’il place au milieu de fortes remontrances aux Chrétiens de Corinthe : « Ce n’est pas pour vous confondre que j’écris pas cela, mais pour vous avertir comme mes enfants bien aimés. Auriez-vous en effet des milliers de pédagogues dans le Christ, que vous n’avez pas plusieurs pères ; car c’est moi qui, par l’Evangile, vous ai engendrés dans le Christ Jésus. 1 Cor. 4, 14-15. L’affection, à la base de son exaspération, est évidente. Dans Rom 9,1-3, sa réflexion sur le sort de ses frères juifs montre sa passion sans faille, même jusqu’à souhaiter être anathème, séparé du Christ pour eux. Voyons aussi l’affection exacerbée de 1 Cor. 3, 1-3. D’autres exemples encore plus clairs de son affection sont dans Phil 1, 3-5 ; 8-9, ou dans 1 Thess. 2, 8 ; 3, 6, 9-10. Il est particulièrement remarquable, – et c’est un exemple pour tous les pasteurs,- qu’il accorde un soin particulier à ceux qui pourraient autrement être dédaignés, comme Phoebe, Rom 16, 1 ; Timothée, 1 Cor. 6, 10-11, et même Epaphrodite, Phil. 2, 25-30.

2) L’aptitude à penser par soi-même :

Paul a un ensemble simple de principes de base : Dieu a ressuscité Jésus d’entre les morts. Jésus est Seigneur. Paul est lui-même investi de la mission de prêcher l’Evangile aux païens. Dieu est fidèle et fiable. Et quelques autres convictions. Cela étant, ses lettres, qui sont la meilleure preuve de ce qu’il est, abordent d’autres sujets, comme ils se présentent, mais toujours sur la base de ces principes. Que faisons-nous, néanmoins, demande-t-il, des problèmes suivants : les divisions dans les communautés ; l’inceste ; l’avarice dans les collectes ; l’évasion d’esclaves ; les différends sur la nourriture ; les relations conjugales ; les impôts dus aux autorités romaines. Paul propose quelques réponses, au sujet desquelles nous ne pouvons avoir de certitude absolue, parce que, comme on le dit souvent, nous écoutons seulement un point de vue de la « conversation téléphonique » entre lui et ses Eglises.

echo10

Il faut noter clairement que Paul a répondu à la hâte sur des questions particulières, au sujet des places particulières, en telle année particulière. Il serait très surpris de nous voir fouiller dans ses lettres, presque deux mille ans plus tard, pour trouver des réponses à des problèmes qui n’étaient pas les siens. Il y a beaucoup de sagesse dans les réponses qu’il donne, mais, comme il le dit lui-même, il y a une « crise menaçante, » et il semble possible que le Seigneur Jésus puisse revenir le mercredi suivant, qui sera le dernier jour. 1 Cor. 7, 26. Ainsi, ceux qui s’attristent de réponses sans grande importance, comme le bon usage des manipules, le moment convenable et le lieu de purification des vases sacrés, ou le moment de donner le baiser de paix, ou même se vexent pour les réponses concernant la morale sexuelle, ne comprennent rien aux intentions de Paul. Ce qui est essentiel, pour en venir à la conclusion, c’est le dernier point abordé maintenant.

3) Par-dessus tout, ne pas quitter des yeux le Seigneur Jésus : 

echo9

Paul, c’est clair, a été retourné, face contre terre, dans son amour pour Jésus, et a compris que ce que disaient ces fous de Chrétiens était vrai, à savoir que Dieu l’a relevé d’entre les morts , que Jésus est le Seigneur, et que Paul doit dire cela aux non Juifs. Ceci, dans tout ce qui le concerne, est au cœur de ses préoccupations, et sa réponse aux questions, rencontrées dans son activité pastorale, est simplement de revenir à Jésus. On peut difficilement trouver meilleur mot d’ordre que celui-là à offrir à un pasteur de notre temps, ou de n’importe quel autre siècle. C’est pourquoi il devient si irritable envers les Corinthiens, qui ne regardent plus leur modèle; de même, quand les Galates oublient Jésus, en voulant revenir à l’observance de la Loi, Paul, manifestement, perd patience. Même dans une lettre aimante et chaleureuse comme celle adressée aux Philippiens, Paul devient sévère si ses interlocuteurs oublient Jésus. Il y a eu beaucoup de bruit pour rien, là-bas, en Macédoine, et deux bons acteurs de l’apostolat, Evodie et Syntyche, se sont disputés et Paul leur a demandé de se réconcilier. Phil 4, 2. Le langage qu’il utilise alors, c’est intéressant, « se sentir en bonne intelligence dans le Seigneur, » est le même que celui employé plus haut dans la lettre, au moment où il introduit son hymne au Christ, Phil 2, 6-11 : par trois fois, il emploie le mot « ressentir » ou un mot de la même famille, pour encourager à l’unité : « Ayez entre vous les mêmes sentiments que ceux qui furent dans le Christ Jésus. » Si vous vivez bien cela, alors, sans aucun doute, le reste suivra. Ainsi, quand Paul demande à ses Eglises de l’imiter, ce n’est pas de l’arrogance, mais c’est parce qu’il a centré sa vie sur le Christ, et ils doivent faire de même pour que leur vie ait un sens.1 Cor 4,16 ; 11,1. 1 Thess. 1,6. Paul est heureux de laisser sa place, quand l’occasion se présente. 1 Cor. 16, 3-4. Ce qui lui importe, c’est d’édifier les Eglises, une expression qui lui est favorite, dans le Corps du Christ.

L’homme intensément humain, mais piquant, vantard, et, à l’occasion, va-t-en-guerre, en tant que serviteur de Dieu, est un apôtre profondément affectueux, qui aime ses Chrétiens, justement parce qu’ils reflètent le mystère de l’amour de Dieu dans le Christ. C’est en même temps le modèle des pasteurs, parce que, précisément, c’est un être humain totalement digne de confiance, à qui il est arrivé de tomber amoureux du Christ. Si vous pouviez lui ressembler, même partiellement, vous feriez bien !

Source : The Pastoral Review

 

Prière de l’Avent

Avec des supplications,

et des chants de long désir,

j’attends la naissance du Saint de Dieu.

Viens, O Don de l’harmonie céleste,

Et accorde l’oreille de mon cœur,

Pour que je puisse entendre

Comme Marie, la femme croyante

d’Israël,

a entendu.

O mon Dieu, le temps est court,

Ces jours sont trop brefs,

Tandis que je me prépare à fêter

La naissance du Fils de Marie,

Des jours fiévreux, remplis à déborder,

Avec la longue liste des cadeaux à

acheter, Et des choses à faire.

Montre-moi, car je suis aussi ton enfant

bien aimé,

Comment protéger mon cœur

Du bruit et de la hâte

tourbillonnante,

Pour que je puisse entendre ta voix,

Qui m’appelle à créer en mon

cœur un espace,

Que tu imprègneras du feu divin.

Pacifie-moi,

Habille mon corps de paix,

Pour que ta Parole,

une fois encore,

Se fasse chair en moi,

Comme, autrefois, elle le fit en

Marie, la Très sainte,

En des jours d’ Avent bien lointains.

Prières pour un pèlerinage planétaire– Edouard Hayes

 

Lettres de Noël

« Soyez toujours bien fidèles »

Mes bien chères Soeurs,

echo11

L’année présente va bientôt finir son cours ; mais quelle grave leçon la rapidité avec laquelle elle s’est écoulée, ne nous donne-telle pas sur la brièveté de la vie ? Profitons-en bien, mes chères Sœurs bien aimées, en sachant utiliser soigneusement tous les précieux instants de celle qui va lui succéder : ils renferment le prix de notre Eternité.

Pressée du besoin de venir au commencement de cette ère chrétienne, vous renouveler les sentiments de mon affectueuse tendresse, j’en devance l’aurore pour conjurer le Seigneur, de vous la rendre féconde en toutes sortes de biens célestes pendant toute sa durée.

Selon ma coutume, c’est aux pieds de Jésus naissant, que je déposerai mes vœux pour vous, joignez-y les vôtres, et toutes d’un même cœur et d’une même volonté, protestons-lui et de notre amour et de notre reconnaissance pour le bienfait miséricordieux qu’il a daigné nous faire en venant habiter parmi nous.

Si, touché de nos maux, il a bien voulu se dépouiller de sa Gloire pour nous en revêtir ; se faire Enfant et pauvre, pour nous rendre grands, en nous enrichir ; dépouillons-nous à notre tour, de tout ce qui mettrait obstacle aux opérations de son divin Esprit en nous. Et puisque son amour l’a porté à s’abaisser ainsi, que le nôtre nous porte à nous élever jusqu’à lui, en nous montrant chaque jour plus dignes de nos hautes destinées.

Pour le faire avec fruit, préparons-nous dès à présent à la belle fête de son avènement dans le monde ; elle est à tout de titres si chère à nos cœurs, alors toutes ensemble nous irons à la Crèche avec les cœurs nouveaux offrir nos hommages à ce Dieu Enfant, dans l’élan d’un amour, et l’ardeur d’un zèle, tout de dévouement ; mais d’un dévouement sans bornes, et foncièrement Chrétien ; pour le bien servir ; le faire connaître et aimer en quelque endroit de la terre où la Gloire de son St. Nom nous puisse appeler.

C’est surtout cette dernière disposition que je le prierai de mettre dans vos âmes en ce jour de grâces et de salut afin qu’étant toutes brûlantes de saints et de bons désirs vous sachiez, comme St Paul, tout entreprendre pour ses intérêts et ceux du prochain. C’est ainsi que vous deviendrez les dignes filles de ce grand apôtre si pénétré de la Charité de J.C. et d’amour pour ses frères qu’il était si empressé de gagner à ce bon Maître.

C’est vous dire assez mes biens chères Sœurs, de ne garder ni réserve ni mesure dans le don que vous lui avez fait par votre consécration religieuse. S’il vous inspire la pensée de voler aux extrémités du monde pour lui prouver un plus généreux amour, ne résistez pas à sa voix : plus vous lui donnerez, plus aussi vous en recevrez. Il paiera au centuple, et sur la terre et dans le Ciel ce que vous ferez pour lui. Courage donc, mes bien chères Sœurs, soyez pleines de foi, de confiance et de bonne volonté ! Les trésors du Ciel vous seront ouverts, et vous pourrez y puiser à pleines mains, pour en obtenir une force devant laquelle disparaîtra votre naturelle et extrême faiblesse ; vous serez intrépides dans les difficultés, dont le chemin, qui conduit de ce lieu de misères à la patrie, est hérissé. Je vous souhaite la plénitude des dons, et des bénédictions du Seigneur ; que sa bonté vous en fasse sentir avec largesse les divines influences, afin qu’elles vous soient une source d’encouragement et de consolations dans l’exercice laborieux de vos pieux devoirs, soyez-y toujours bien fidèles ; je vous le demande pour Etrennes. Je vous embrasse tendrement dans les cœurs divins de J.M.J. par lesquels je vous aime et vous demeure sincèrement unie et dévouée.

Mes bien chères Sœurs,

Tout à vous,

Soeur Maria

Chartres,1859

 

Que le Nom de Jésus Christ soit glorifié en vous

 

Mes chères Soeurs,

echo12

Malgré les appréhensions et les menaces de l’avenir, malgré les nouveaux sujets de nous attrister à la vue des ruines qui ont rouvert des blessures non encore cicatrisées, malgré que tout semble présager le trouble et la tourmente, je viens, aux horizons de la nouvelle année, vous dire : Heureux Noël ! et puis, Heureuse Année !

C’est une consolation autant qu’un besoin de mon coeur de vous témoigner, mes chères, Soeurs, l’affection que je vous porte avec quelques mots propres à vous encourager dans l’oeuvre de votre sanctification et dans les différentes missions que vous avez à remplir.

Aimons-nous les unes, les autres, je ne pourrais au commencement de l’année qui va naître tenir un langage plus conforme à mes goûts et à mes souhaits. Que j’interroge mes sentiments, la peine que me cause la moindre de vos disgrâces, vos ennuis qui sont miens, vos revers, vos afflictions : tout cela ne me dit-il pas que je puis hardiment et sans crainte vous adresser les paroles par lesquelles le disciple bien-aimé ouvre ses épîtres : « Mes bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, parce que la charité vient de Dieu ! »

Les souhaits et les vœux que je forme pour vous, mes chères Sœurs, sont bien différents de

ceux que le monde s’efforce d’exprimer par un langage mensonger. Une certaine abondance de biens, d’honneurs, de plaisirs que le cœur ne goûte jamais : voilà ce que le monde souhaite. Pour moi, je conjure notre divin Maître, chaque jour qu’Il veuille bien faire pleuvoir sur vous ses grâces et ses bénédictions les plus abondantes ; qu’il vous aide à fuir le péché, comme le seul mal à craindre ; qu’Il vous rende dignes de l’état auquel Il vous a appelées ; qu’Il accomplisse tous les desseins que sa bonté a sur vous ; et que par sa puissance, Il rende votre foi féconde en bonnes œuvres, afin que le nom de Jésus Christ soit glorifié en vous.

Avec Saint-Paul, mes Sœurs, je vous souhaite, que le Dieu de paix vous rende disposées à

tout bien, afin que vous fassiez sa volonté. Lui-même faisant en vous ce qui est agréable. Oui, le parfait accomplissement de la Volonté de Dieu, voilà pour nous la source de toute paix, de tout contentement, de toutes bénédictions. Et, afin de ne pas rendre illusoires les souhaits que nous formons les unes pour les autres, efforçons-nous selon la recommandation de l’apôtre Saint-Pierre d’affermir notre vocation et notre élection par les bonnes œuvres.

Tels sont les Vœux, dont je demande à Dieu la réalisation par le Cœur adorable de Jésus et par le Cœur immaculé de Marie.

Votre Mère affectionnée en Notre Seigneur.

Soeur Isaïe

Chartres, décembre 1912

 

Réflexions sur le rôle d’une « bergère »

echo13

La première fois où je me rappelle avoir été « bergère » c’est à l’époque où j’avais onze ans. Ma mère était allée en ville, mon père étant au travail, elle me confia la garde de mes petits frères et sœurs. La charge de « garder le troupeau » me faisait un peu peur car je n’avais jamais eu l’expérience d’être seule avec eux. J’ai toujours été « assistante bergère » de ma mère. Elle allait s’absenter quelques heures, alors elle me donna des instructions précises pour préparer le souper et m’indiqua l’heure du coucher du bébé. Pour moi, cette première expérience fut facilitée par le fait d’avoir été bien préparée par « la bergère » plus expérimentée.

A la communauté, en tant que postulante, novice et junioriste j’ai eu plus souvent le rôle de « brebis » qui se laisse instruire et conduire « Vers les eaux du repos, il me mène;… il me guide aux sentiers de justice à cause de son nom ». Pourtant, aussitôt l’obtention de mon diplôme, je me suis retrouvée dans le rôle de « bergère » de mes élèves à l’école. Certes, mes études m’ont préparée à la responsabilité mais dans la pratique, il me fallait souvent retravailler pour approfondir les connaissances acquises à l’université. Aussi j’ai appris beaucoup de mes « brebis » par leur simplicité, leur ouverture et leur franchise.

Des années plus tard, dans le rôle d’une supérieure locale, j’ai découvert d’autres façons de se faire « bergère. » Plusieurs « brebis » étaient plus âgées que moi et plus expérimentées dans la vie. C’est alors que j’ai appris qu’en communauté, nous sommes toutes à la fois bergères et brebis : selon nos dons, nous devenons soit le « meneur » soit celui qui le suit. Ma tâche était de faire la coordination du troupeau qui poursuit son chemin « sur des prés d’herbe fraiches », à travers « un ravin de ténèbres » et vers « les eaux du repos ».

Puis, Mère Générale m’a nommée « grande bergère » dans mon pays. Je me suis sentie petite pour la tâche. D’autres « brebis » du troupeau ont assuré cette fonction avant moi. Il m’était difficile d’accepter cette responsabilité. Aussi je me plaignais à Dieu. Comme Moise, je lui ai demandé : « Qui suis-je pour y aller ? » Dieu répond : « Je serai avec toi. »(Ex. 3) Puis, comme Jérémie : « Mais je ne sais pas parler. » et la réponse m’est donnée : « Vers tous ceux à qui je t’enverrai, Tu iras ». Dieu m’a prise, m’a nourrie, m’a prise dans ses bras et m’a serrée contre son cœur.

Devenir « grande bergère » est très exigeant mais très enrichissant pour moi. Il ne s’agit pas seulement de la garde du troupeau, mais aussi de faire un suivi des autres bergères. J’étais privilégiée de partager les soucis des Sœurs ainsi que leurs aspirations, leurs attentes, leurs succès et leurs échecs. Il est évident qu’il me fallait aller « m’abreuver aux sources du salut ». A moi seule, je n’ai rien à donner et je ne peux rien faire. Mais, même dans les moments les plus difficiles, « je peux tout en celui qui me fortifie». Encore, c’est ensemble que nous avançons, bergères et troupeau, traversant « les ravins des ténèbres pour trouver le repos ».

Le plus grand soutien dans la responsabilité de bergère, c’est de savoir que je ne suis jamais seule ; je suis là comme une sorte de bergère adjointe, soutenue par la prière de toutes et portée par celui qui est le vrai Berger : Jésus, lui-même. Comme il a dit : « je connais mes brebis et mes brebis me connaissent », c’est lui qui nous conduit vers les pâturages et les eaux. Il a donné sa vie pour nous. C’est en restant unies à lui que nous trouvons grâce et bonheur et que nous vivrons dans la demeure de Dieu pour toujours.

Sr Mary Ann LAURIN

Chemin de Foi d’un nouveau baptisé

echo14

Au début de cette année, vers la fin de mon catéchuménat, Sœur Ignace Huang m’a demandé si cela me ferait plaisir d’être baptisé le dimanche de la Pentecôte à la chapelle de l’hôpital. Cela créerait un précédent dans l’hôpital ! Nous fûmes très honorés que le Père Ferdinand Lok, notre responsable de catéchuménat ait approuvé notre choix du lieu et de l’heure de notre baptême. J’ai eu alors une occasion inouïe de professer ma foi, un défi difficile pour un professionnel adulte travaillant depuis des années dans ce même hôpital catholique missionnaire. Par obligation, je devais respecter ses orientations et valeurs catholiques.

Mon baptême a eu lieu à la chapelle de St Teresa’s Hospital. Quel événement chargé d’émotions, débordant de félicitations et d’exultation ! Dire nos promesses de baptême devant le Saint Sacrement était particulièrement émouvant et mes mots ne peuvent traduire ce que j’ai éprouvé au moment de ma Première Communion. Ce fut réel mais inexprimable, objet d’un fort désir avec pourtant un élément d’incertitude, instant très apaisant dont on a envie de parler. Pour moi, ce « réel mais inexprimable » c’est la FOI.

La Foi n’est pas facile quand on a une formation scientifique médicale pathologique où mise en doute et vérification font partie du processus du savoir, ce qui souvent entraine la recherche scientifique d’une première cause, de façon agnostique. Donc une expérience profonde de la Foi en la vérité révélée qui est Jésus Christ, est quelque chose de miraculeux dans ma vie.

Cependant, le Seigneur a multiplié les signes tout au long de mes plus de 40 années d’existence à commencer par mes lectures d’histoires bibliques à l’école maternelle, primaire et secondaire, dans un établissement scolaire catholique. J’étais certainement baigné des valeurs catholiques, tellement que beaucoup de mes collègues étaient persuadés que j’étais catholique. Après le baptême, le Père Lok nous a invités à dire quelques mots de notre expérience. J’ai dit que mon cheminement vers la foi fut long et miraculeux. J’ai remercié tout le monde mais, avec une émotion mêlée de timidité, j’ai oublié de rendre grâce au Seigneur qui a guidé mes pas. Je n’oublierai jamais l’ambiance fraternelle et l’entraide parmi mes collègues, à l’hôpital, tout au long de la préparation.

echo15

Maintenant j’ai compris que la Foi se construit dans l’abandon de soi à Dieu. Les bénévoles de l’hôpital ainsi que le volontariat pratiqué par les Amis de St. Paul m’ont profondément marqué : L’amour est altruiste, voire capable de se sacrifier…une valeur vue comme contradiction chez les athées ou incompréhensible chez les agnostiques humanistes. Comprendre et accepter que la vérité de la vie c’est de servir Dieu est une grâce, une grâce d’Amour. Par cette grâce, je sais de quoi je parle et pourquoi j’en parle. Ainsi quand je la partage pour la gloire de Dieu, c’est une œuvre juste.

Après mon Baptême, ma Confirmation et ma Première Communion, suis-je transformé ? Oui, non pas physiquement ni chimiquement, mais comme la transformation qui se produit dans l’Eucharistie. Je suis toujours aussi douteux, anxieux et égoïste.

Mais par contre, j’ai des points de repères dans la révélation de Dieu et j’ai en moi de petites flammes de foi, d’espérance et d’amour. J’ai encore besoin de temps et de soutien pour grandir. Je suis reconnaissant d’avoir été accueilli dans la grande famille de l’Eglise Catholique et de pouvoir avancer grâce au soutien de mes frères dans la foi.

Dr. Peter Loke, Hong Kong

 

Etre “Bergère” en Formation

Sr. Teresita Estrellita Orlino, SPC et Sr. Emily Louise del Castillo, SPC

echo16

La Province des Philippines a le privilège et la joie d’être « accompagnatrice-bergère » des trois Junioristes de la Région Timor Est . Soeurs Agusta Guterres, Jarserina Carly Tilman et Fidelina da Ressueicao de Sousa Magno ont été accueillies à bras ouverts par les junioristes philippines, le 15 mai 2008. Un Programme de Formation adapté est conçu et établi en tenant compte de leur situation. Les matières sont variées: Cours d’anglais intensif, catéchèse, lectures liturgiques, psychologie, culture et valeurs, savoir vivre.

Une équipe est chargée de leur donner l’instruction sur la vie religieuse : Vita consecrata, la vie de Prière, le Livre de Vie et d’autres documents de la Congrégation.

Dans la pratique, elles ont exprimé leur appréciation sur l’insistance d’intégration entre l’étude et vie, particulièrement dans la vie de Prière.

Elles participent également aux cours inter-congrégation pour les Junioristes sur les Psaumes, l’accompagnement spirituel, et l’inculturation en communauté ce qui les a aidées pendant la période d’adaptation à la culture et à la langue.

Petit à petit, elles se sentent plus à leur aise dans une grande communauté, grâce à l’accueil fraternel des Sœurs et l’attention, l’encouragement et le soutien de toutes. Par leur participation à toutes les activités des sœurs junioristes: prière, partage de la Parole, cuisine, répétition de chants, jardinage, travail communautaire, triage et recyclage des ordures, récréation – elles font l’expérience de la beauté de la vie communautaire ainsi que de l’esprit missionnaire dans la congrégation.

Quelle belle vocation que celle d’être berger! C’est un art et dans cet art, nous prenons conscience que nous apprenons, nous aussi, beaucoup du « troupeau » de nos jeunes sœurs. Les trois jeunes Timoraises nous édifient par leur ouverture, leur simplicité, leur esprit de dévouement au travail dur et leur fort sens du sacrifice.

Que nous continuions de vivre notre vocation de bergère avec joie – ceci est notre prière, et que nous soyons des bergères non seulement pour les jeunes sœurs en formation, mais aussi les unes pour les autres !

echo17

 

Banquet musical avec les maladies

« Pas de grand déploiement ni de grandes vedettes, mais beaucoup de sincérité et de sérieux. Nous espérons que vous retiendrez moins les odeurs de médicaments que l’atmosphère artistique, quand vous franchirez les portes de l’Hôpital St Paul. » Hier matin, 15 avril, nous organisions avec amour un banquet musical.

Nous y avons chanté des hymnes, proposé un Quiz avec des prix, donné des informations santé, écouté les chants du Club Love and Joy. Chacun, maladies comme personnel médical de l’hôpital, était rempli de joie et de bonheur. C’était un spectacle très touchant.

Etre en contact avec la musique, c’est agréable et réconfortant. Cela nous aide à nous détendre et à garder une meilleure santé. Avoir un peu de musique quand on attend son tour, quand on est couché, souffrant, dans son lit, cela permet de vivre dans la paix et le calme. L’hôpital devient plus confortable pour les malades.

echo18

A partir de 9h, hier, l’hôpital s’est rempli de musique. S. Ho, les médecins, les infirmières et le personnel se sont rassemblés au premier étage pour le coup d’envoi du banquet musical de l’amour. Il y avait la chorale de St Paul, formée du personnel de plusieurs services. Ils ont chanté de nombreux chants. Les patients proches et les membres de leurs familles furent invités à se joindre à eux. Le club Love and Joy, qui existe depuis un an, a continué avec les violons. Nous avons saisi l’occasion pour aborder des informations médicales. L’urologiste, le Docteur Wong, a parlé de la prévention des « calculs. » Le secret, c’est de boire beaucoup d’eau .

Cette audition musicale fut chaleureusement accueillie par les malades. Même ceux qui sont en fauteuils roulants ou sous perfusion sont restés un long moment à écouter les joyeuses mélodies. Leurs visages étaient animés et souriants. Leurs expressions chagrines s’effaçaient. A la fin de chaque chant, ils applaudissaient de tout cœur. Beaucoup de participation au Quiz. L’amour se répandait tout alentour.

La conclusion de ce spectacle fut un temps de prière avec la lumière et la bénédiction finale. Chaque participant tenait une bougie allumée et, conduits par Fr. Cheung, nous sommes allés en procession vers la statue de Notre Dame. Ensemble, nous avons prié pour la guérison de chacun, pour nos familles et pour tout le personnel médical, pour qu’ils puissent aider chaque malade à retrouver bien vite la guérison et une bonne santé. Ce fut un moment inoubliable, qui a touché le cœur de tous .

Wong Yuet

Taiwan

 

Avec les ailes de l’amour

L’une de nos missions les plus fructueuses est notre présence auprès des personnes âgées qui vivent seules. La joie de voir le Christ en elles conduit les Sœurs à faire aussi l’expérience de la présence du Christ au milieu de nos voisins. Les pauvres et les malades sont pour nous Jésus, que nous avons à servir, et en ce temps de Noël, nous pouvons être « Père Noël » pour eux.

echo19

Les Sœurs qui se préparent à la Profession perpétuelle visitent les vieillards seuls, deux fois par semaine. Ces gens sont réellement ignorés et abandonnés par la société. Ils sont pauvres et ont désespérément besoin de nous, parce qu’ils ne peuvent subvenir eux-mêmes à leurs nécessités quotidiennes.

Les Sœurs ont repéré sur des cartes leurs habitations, pour aller les secourir chez eux. Elles aident les plus dépendants à prendre un bain, leur coupent les cheveux, nettoient leur maison, vont au marché ou à la banque pour eux. Elles font la lessive chez eux ou quelquefois apportent leur linge à laver à la communauté.

L’une des grand’ mères que nous visitons est Maria, âgée de 90 ans. Elle a une grande famille, mais elle vit seule. Bien que voûtée par l’âge, elle est accueillante et a une bonne mémoire. Elle aime partager et elle reçoit toujours les Sœurs avec tout son cœur.

Un jour où les Sœurs faisaient la retraite du mois, elle est montée en haut de la maison pour les guetter, appréhendant de ne plus les voir venir. La fois suivante, elle fut soulagée de les revoir et elle gardait leurs mains pour ne plus les lâcher. Elle a noté les noms des Sœurs et elle prie pour elles, les considérant comme ses amies.

Récemment, un prêtre est allé lui porter la communion, mais elle était absente. Elle était triste et espérait le voir revenir, pourtant, il a tardé à le faire. Mais dès qu’elle l’a vu, elle a couru vers lui, lui donnant un peu d’argent, dans sa joie de le saluer, de lui serrer les mains et de recevoir la communion.

Maria est heureuse de nos visites et elle aime partager la nourriture que les Sœurs apportent, avec son ami, âgé de 70 ans, qu’elle leur a présenté et elle semble heureuse de parler de lui. Elle est probablement amoureuse de lui, d’un amour toujours plus fort et plus authentique, qu’ils partagent l’un l’autre et qui les rapproche du Christ.

Nous préparons une célébration spéciale de Noël pour nos vieillards. Nous préparons aussi toutes sortes de plats, comme le kimchi et le gâteau de notre communauté. Ce Noël sera différent à la fois pour eux et pour nous, grâce à ce partage et cette célébration en commun.

Province de Daegu. Corée

 

Noël à « Queen of Peace Centre »

La fête de Noël des Résidents a été fixée au 16 décembre. Cet événement annuel est ardemment attendu, et les Résidents se font un point d’honneur d’inviter les membres de leur famille à se joindre à eux. Quelquefois ils présentent un sketch, un chant choral ou même une danse.

Cette année, trois de nos Résidents étaient volontaires pour présenter un chant. L’un d’eux était Mgr John Maloney, qui fut longtemps prêtre retraité au service de notre Eglise paroissiale. Il avait l’habitude de composer des poèmes, qu’il mettait en musique. A son âge, 92 ans, on ne peut espérer entendre Bocelli ou Pavarotti, mais tous étaient attentifs aux paroles de son chant. Il a d’abord chanté : Resta Con Noi , puis un autre chant en anglais. Il fut heureux de pouvoir montrer ses talents.

Le chant : I will Follow Him , du film Sister Act, fut interprété par le Personnel et les Sœurs, les Sœurs ont chanté les parties et le Personnel, la mélodie. Le numéro principal était celui des Sœurs, très attendu par tous, Résidents, Personnel, avec beaucoup d’impatience. Les autres numéros incluaient une danse irlandaise, présentée par des parents d’un de nos premiers Résidents, un assortiment d’autres numéros de musique et de danses, pour tous.

L’année passée, un Pensionnaire nous fit cadeau d’une harpe, et Sœur Fabiola s’est inscrite à un cours de harpe. Sœur Anastasia étudie elle, la flûte ; aussi, cette année, nous avions un nouveau numéro : à la place des traditionnelles danses coréennes et philippines, nous avons offert une surprise à nos Résidents, avec un concert : S. Fabiola à la harpe, S. Anastasia à la flûte, S. Wilfreda et S. Rose Margaret à la guitare, et S. Juliet maniant tambourin et triangle. Pour ce premier récital, nous avons pris des chants simples : Douce Nuit, Greensleeves, Away in a Manger et We Wish you a Merry Christmas.

Avant la dispersion, le Personnel a présenté des cadeaux à l’Administration et aux Résidents, comme chaque année. Ils disent qu’ils veulent ainsi montrer leur satisfaction et leur gratitude de pouvoir travailler avec nous au Centre « Queen of Peace. »

Les Soeurs de Queen of Peace Centre, Dublin

 

Mission à Hebei, Chine

echo20

Sr. Cecilienne Lin et moi sommes arrivées à Shijiazhuang, Hebei le 2 Septembre. A Jiuzhuang, le Père Tien et les Sœurs nous ont accueillies. P. Tien m’a donné l’heure de mon cours d’anglais aux séminaristes. Donc je me suis mise au travail tout de suite! Au cours de ces 2 semaines les Sœurs m’ont demandé de leur parler de St. Paul, cette année étant l’année paulinienne. En donnant les cours, je me suis rendu compte à quel point elles sont très jeunes et ont grande soif d’apprendre! Elles courent après des Sœurs de Hong Kong pour avoir des cours! Nous nous trouvons très attendues et utiles face à leur attente et leur grand besoin!

En outre, nous avons fait le ménage au dispensaire, en préparation des opérations gratuites pour les personnes âgées pauvres. Le dispensaire était dans un grand état d’insalubrité! Les Sœurs ont avoué plus tard que, vu leur petit nombre, elles n’ont pas de temps pour faire le ménage! Soixante-six patients ont été opérés de la cataracte. Nous avons pris des photos après l’opération, quand Sœur Jacqueline est venue nous rendre visite, avec des amis et le Dr. Ho.

Après deux semaines, nous sommes allées à Ching He où Soeur Jacqueline a ouvert une classe maternelle, avec 30 enfants . J’ai fait un peu de supervision et ai donné un coup de main aux maîtresses selon leur besoin. Ici, nous nous sommes débrouillées seules car, la plupart du temps, le Père Ren partait pour célébrer la messe dans les villages. Chaque soir Sr. Cecilienne donnait des conférences pour la formation chrétienne des paroissiens. Dans la journée, quand nous avons un moment libre, nous allons avec les paroissiens les aider à ramasser le coton ou les pommes, dans leurs vergers !

Les deux semaines sont vite passées. Il était temps de repartir. Sr. Cécilienne est retournée à Jiuzhuang, donner une retraite aux séminaristes et aux Sœurs. Je suis allée à Shijiazhuang, travailler en bénévole à “ Jinde Charity”, pour faire la traduction des documents de la langue chinoise à l’anglais. J’étais hébergée dans une maison de retraite chez les Petites Sœurs de De Lai. Le soir, après mon travail, je retrouve le chemin du retour en suivant le prêtre qui va là-bas pour dire la messe! La Supérieure m’a invitée à rencontrer les étudiantes car elle a su que j’ai travaillé avec les universitaires, en Australie. Nous n’avons eu qu’une seule rencontre. Il est important que ce contact ait une continuation – si jamais je retourne là-bas! J’ai rencontré aussi les jeunes qui veulent apprendre l’anglais et qui désirent devenir religieuses. Que d’œuvres nous attendent en Chine!

Sr Stella, Hong Kong

 

Il était une fois à la Madeleine…

Au cours d’une récréation du soir animée par les différents voyages, déplacements des uns et des autres retraités de la clinique St Paul, Sœur Sainte Anne, eut l’idée de nous communiquer, particulièrement à Sœur Monique Lucie, ce que nous aurions pu faire : vendre des macarons et, avec la somme récoltée, organiser un voyage où, toutes ensembles, nous irions au Portugal, découvrir et connaître Notre Dame de Fatima.

Avec une pointe d’ironie, pourquoi pas, avions-nous répondu. Quelques mois plus tard, Sœur Monique Lucie qui avait mûri cette idée, nous renvoya à la proposition faite par Sœur Sainte Anne, et déjà tombée dans l’oubli. Pensez-vous ! Personne ne croyait au père noël! Et voilà qu’à l’approche de la fête de Noël, il nous est demandé de nous réunir. Que se passera-t-il ?

Sœur Sainte Anne, nous dit alors Sœur Monique Lucie, avait souhaité faire un voyage avec toute la communauté au Portugal ; votre cadeau de Noël sera un voyage, mais non à Fatima pour l’instant. La destination resta inconnue, ce que l’ensemble des Sœurs n’apprécia pas, les unes voulant savoir tout de suite, d’autres préférant attendre le jour de Noël, ce qui fut fait. Incroyable! Fermer la maison, partir en villégiature !

Le 24 Décembre dans nos cadeaux, la destination nous fut révélée: l’île de Marie Galante en Guadeloupe! Sœur Monique Lucie qui devait se rendre à la Martinique pour la rencontre des animatrices de communauté du 27 au 30 décembre, donne les directives, toutes les dispositions sont prises et exécutées après son départ. Nous devrions quitter la Maison le 05 janvier 2008 à 11 heures.

Le jour J arriva, c’était sérieux. C’était vrai ! Mais une malencontreuse surprise était au rendez- vous ; à notre arrivée à l’aéroport, tous les comptoirs étaient fermés. Que se passe t-il ? « Vous êtes en retard mes Sœurs, vous ne partirez pas aujourd’hui. Pas d’autre vol pour les Antilles avant demain, s’il y a de la place! » Comment annoncer cette nouvelle à Sœur Monique Lucie et Sœur Téodora que nous devions rejoindre à la Martinique? Que faire? Toutes confuses nous ne faisions pas comme les mages, en retournant par un autre chemin, mais nous nous demandions qui devrait payer les dommages ? Pas assez d’argent, un coût, une autre organisation pour Sœur Monique Lucie, les commentaires vont bon train, suivis de moments de silence.

Nous devions quitter deux heures plus tôt le lendemain, ce qui fut fait ; et nous voilà en route le 06 janvier, fête de l’Epiphanie. Arrivées à l’aéroport de Pointe à Pitre, nous cherchions à droite, à gauche, pas une Sœur ! Personne n’est venu à notre rencontre? Mais nos deux Sœurs fidèles s’étaient cachées, épiant nos réactions devant l’inconnu, quand un chauffeur est venu nous dire que c’est lui qui nous accompagnait. Comment partir sans les autres Sœurs? Il nous répond : Sœur Monique est là ! En effet ! Une nouvelle étape s’ouvre devant nous, direction : Port de Marie Galante.

Le bateau arrive, il est grand et magnifique, nous nous embarquons, la joie dans les cœurs! Les regards interrogateurs des passagers, puis ceux des gens du bourg en disent long : six nouvelles Sœurs sur le sol de Marie Galante! Les habitants sont accueillants, ouverts, simples! Les mages exceptionnels arrivèrent « sans présents » : Sœur Paulette, Sœur Josette-Christiane sont là sur le quai ; embarquement dans les véhicules, et nous voilà à la communauté où nous sommes accueillies par nos Sœurs ! Quelle bienvenue! Quelle initiative ! Une première dans l’histoire : les Sœurs de la Madeleine à Marie Galante !

Le lendemain, lundi, nous nous sommes réunies afin d’avoir un aperçu de la rencontre des animatrices de communautés qui s’est déroulée à la Maison Provinciale du 27 au 29 Décembre. Après avoir partagé sur la première question, c’est l’annonce du programme de ces deux semaines de vacances. Le mercredi, nous avons fait le tour de l’île, découvrant tant les vestiges historiques que les spécialités propres de cette île: Le Château de MURAT, la maison du manioc où il est transformé en farine, et en cassaves au coco ; une distillerie de sucre et de rhum ; l’Eglise de St Louis, avec sa grande place, sous le nom du Père BARBOTIN Maurice, ancien aumônier militaire.

Après cette visite nous nous sommes arrêtées sur la plage St Louis pour baignade et repas. Mais, il n’y avait pas seulement la plage, chacune à son tour, ou en groupe devait cuisiner. Quelle aventure ! Incroyable là aussi, mais vrai ! Quelques Sœurs en se rendant au libre service, visitèrent le cimetière où reposent nos Sœurs. Nous voulons signaler notre admiration pour l’attention de toutes les Sœurs à notre égard, la disponibilité des Sœurs Paulette, Josette-Christiane, Gérard, Henriette, et Marie Christophe.

Comment ne pas reconnaître le vouloir de Dieu ? La communauté est invitée à une récollection inter-congrégation le dimanche 20 janvier à Petit- Bourg en Guadeloupe. Le Seigneur, n’est-il pas merveilleux ! Nous y participerons, mais, pour cela, il faut prévenir la communauté de Basse Terre afin d’y passer une nuit et celle de Pointe à Pitre. Nous ne quitterons pas Marie- Galante le lundi 21, mais le samedi 19.

Proposition nous est faite par Sœur Monique Lucie de prier les vêpres une heure plus tôt, afin d’être ensemble, en silence, pour l’adoration du Saint Sacrement, suivie des Vêpres. Ce fut une prière de louange montant des cœurs et des lèvres, avec simplicité et ferveur, reconnaissance à Dieu, et à nos Supérieures. Samedi 19 janvier, départ pour Basse Terre par le bus…Sœur Marie-Laurence est venue à notre rencontre à l’aérogare. Ce fut un temps de retrouvailles et de découvertes pour certaines, puis de partage autour d’une table bien garnie. Pour nous, ces vingt quatre heures passées ensemble nous ont causé plus de joie que des années entières.

Sœur Marie-Laurence, s’est rendue une fois de plus, disponible pour nous véhiculer à Petit Bourg. Puis arrive l’heure du départ, et nous prenons la route vers l’aéroport de Pointe à Pitre, retournant chez nous par un autre chemin, celui de la Renaissance, car rien ne sera comme avant.

 

Dieu a visité son peuple : les “Dumagats”

Il était 4h du matin, le 24 mai 2008, quand l’équipe médicale de la fondation « Mission Notre Dame de la Paix », conduite par S. Eva Fidela Maamo, spc, quittait l’hôpital NDP pour un déplacement de deux heures vers Norzagaray, Bulacan. S.Eva était accompagnée de l’équipe de direction de la fondation, de Médecins volontaires, des Sœurs et des Infirmières de l’Hôpital NDP.

Il s’agissait d’une mission médicale chez les Dumagats, une minorité ethnique de la montagne Sierra Madre, en coopération avec La Commission Nationale des Peuples Indigènes et la Mission Médicale Philippine, assignée à Norzagaray, Bulacan.

Au lever du jour, le groupe atteignait le pied de l’Angat Water shed et embarquait les médicaments, la nourriture et l’équipement dans un bateau de bois. A leur arrivée au lieu éloigné où vivent les Dumagats, ils grimpèrent à travers un terrain rude et escarpé, et s’installèrent dans une cabane de bambous, prêts à recevoir ces gens, qui ont longtemps manqué des soins les plus élémentaires.

Qui sont ces populations ethniques, seules identifiées comme « Dumagats » ? L’origine la plus probable est « tagadagat » : ou « gitans de la mer.» Ils ont des traits physiques typiquement aborigènes, la peau brun foncé et les cheveux crépus. Ils se fabriquent des huttes de feuilles de palmier, le long des rivières pendant l’été et déménagent vers des habitations plus robustes, en hauteur, pendant les pluies de la mousson.

Les Dumagats ont leur langue propre et leur culture. Leurs cérémonies de mariage consistent à rassembler leurs parents et à annoncer alors leur union. De même, ils se séparent par un simple consentement mutuel. Ainsi beaucoup d’enfants portent le même nom, mais il n’y a pas beaucoup de familles. Quand les Dumagats meurent, leurs restes sont placés dans des troncs d’arbres creusés en guise de cercueils et enterrés en silence. Les maladies observées le plus souvent sont les infections des voies respiratoires supérieures, et les ulcères d’estomac. La grande fréquence de ces ulcères était attribuée au manque de nourriture dans cette région et au fait que ces Indigènes ont souvent faim. Leur habitude de mâcher les noix de bétel peut en partie expliquer les infections respiratoires et la prédisposition aux ulcères, parce que la mastication produit plus d’acide.

Dieu a vraiment visité son peuple ! Les Dumagats croient en des dieux sans nom et sans visage, qu’ils invoquent pour se protéger du danger. La venue de l’équipe médicale, avec les Sœurs de St Paul en tête, leur a permis de croire que réellement le vrai Dieu, le Dieu des pauvres était venu leur apporter de l’amour et les aider à reconnaître leur dignité d’enfants de Dieu.

Nous remercions les Médecins, les Sœurs, les Infirmières et tous les représentants des organisations qui ont soutenu cette mission. Que Dieu les bénisse tous pour cette si grande générosité, déployée à rejoindre les plus pauvres d’entre les pauvres, dans un lieu fort éloigné, pour leur apporter l’amour de Dieu. Il est sûr que la récompense sera grande, car elle viendra tout droit du Cœur de Dieu.

Our Lady of Peace Hospital, Philippines

 

Fête de l’Evangélisation

à l’hôpital Saint Paul, Taoyuan

C’est par les chants et les danses que nous témoignons de la joie de connaître Dieu. « La foi, qu’est-ce que c’est ? » C’est de promouvoir la paix, non la peur. C’est d’être rempli de joie.

echo22

Le Cardinal Hung, du Diocèse de Taipeï, a organisé le premier festival d’Evangélisation à l’Hôpital St Paul de Taoyuan. Il a lui-même proclamé la Bonne Nouvelle, avec beaucoup d’humour. Il a raconté de façon plaisante l’histoire de sa propre vie. L’auditoire, de 150 personnes environ, riait de tout son cœur.

Cet événement joyeux a eu lieu le 02 octobre 2008, dans l’après-midi. C’est une des activités décidées par le comité pastoral de l’hôpital, pour célébrer l’année St Paul. En plus de l’intervention du Cardinal, on a assisté à des chants, des danses, un témoignage, celui de M. Kwok, acteur, et à l’attribution de prix. Les assistants étaient heureux et amusés du témoignage et de l’humour du Cardinal.

Le thème était : « Vivez dans la joie ». Miss Law et M. Ng étaient maîtres de cérémonie. Leur association s’harmonisait bien avec le thème œcuménique de l’année St Paul, requis par le Saint Père, car Miss Law est catholique, et M. Ng protestant ! De plus M. Ng est né un 15 octobre, et le thème était pris dans Rm. 10,15. Nous avons tous dit que c’était vraiment le dessein de Dieu.

La ligue des Femmes du Village de Foo Hing présenta une danse. C’est le résultat de ce que S. Ann a semé, elle qui est partie en 1993 aider les gens de ce village. Son amour et ses soins patients auprès de ces gens leur a donné confiance en eux et dans le sens de leur vie. Il n’était pas facile pour eux de se rendre à ce festival, car les routes ont été endommagées et coupées par le dernier typhon. Leur détermination et la beauté de leur danse ont suscité l’admiration de tous.

Le Cardinal a 65 ans. Il raconte comment il est devenu prêtre. Il était intéressé par le signe de la croix et par les rites de la Messe. Sa mère a consenti à sa vocation parce qu’il pourrait profiter davantage de l’aide matérielle de l’Eglise !

M. Kwok, l’acteur, a partagé sa vie de foi : quand Dieu a répondu à ses prières et a redonné la santé à sa mère, qui se mourait après une opération, il a été converti. Il a aussi parlé de sa vie d’acteur, remplie à la fois de larmes et de rires. Il a dit que le rire est un puissant moyen de guérison.

Le chœur, dirigé par Miss Kan, a magnifiquement chanté et nous étions tous pleins de joie et de paix.

Taïwan

echo23

 

Nos Constitutions de l’après Concile – 3e partie

La circulaire suivante (non datée) ayant pour titre : « Questions à étudier obligatoirement au Chapitre provincial » débute comme ceci :

« Etant donné les nombreux desiderata qui nous parviennent sur les trois questions suivantes, nous prions nos Mères provinciales et principales de bien vouloir les étudier à la réunion du Chapitre provincial ou de District et de nous envoyer le résultat des votes sur chacune.

1 – Changement du Petit Office de la Ste Vierge

2 – Retours en famille

3 – Changement de la cornette ».(3)

Chacune de ces questions comporte presque une demi-page d’explications et, pour la dernière, les avis de deux canonistes assez bien connus des sœurs et la forme des réponses à donner.

Les derniers jours du mois d’août voient converger vers Chartres toutes les capitulantes pour le Chapitre général qui débute le 1er septembre. La maison généralice de Rome n’était pas encore assez grande pour accueillir tant de monde. Le 9 septembre au soir, un nouveau conseil général est élu dans lequel sont entrées une sœur d’Irlande, une du Canada et une du Vietnam et la secrétaire est italienne. Pour la première fois, le conseil Général est ouvert à l’internationalité.

Les actes capitulaires ont changé aussi dans leur présentation. Pas de texte imprimé mais seulement des polycopies de textes plus ou moins longs relatifs aux vœux : Vie de chasteté, vie de pauvreté, vie d’obéissance, puis à la vie de prière, la vie de communauté, la vie apostolique et la formation des religieuses.

Je ne puis m’empêcher de vous lire la circulaire de Mère Marie Paul, écrite le 8 décembre 1965 et qui accompagne tous ces documents : « Nous sommes sur la Place Saint Pierre, attendant l’ouverture de la dernière cérémonie du Concile. La foule grossit de minute en minute autour de nous et je pense à vous toutes qui, au moyen de la télévision ou sans elle, êtes orientées en cette matinée vers Rome. »

« Le Concile est fini. Mais l’Eglise vit. Et nous vivons en Elle. Comme sur cette place Saint Pierre, mêlées d’une façon à la fois très personnelle et très anonyme au sein du Peuple de Dieu, nous continuons à vivre dans l’Eglise, au milieu du monde. C’est un moment d’une extraordinaire plénitude ». On dirait que le Concile, une dernière fois assemblé voudrait projeter sur le monde, avant la grande dispersion, toute la richesse accumulée dans ces cœurs d’hommes et de Pasteurs pendant ces années de vie, de prière, de recherche commune.

« Aussi, je cherche ce que je pourrais vous souhaiter encore, en vous offrant mes vœux de Noël. Peut-être, tout simplement, de garder toutes ces choses dans vos cœurs, comme la Vierge Marie.

« Les garder avec beaucoup d’amour, beaucoup de reconnaissance, dans une adhésion filiale très simple à l’Eglise.

Les garder avec beaucoup d’humilité afin de ne pas les dégrader en substituant notre interprétation à la pureté de leur contenu ; Les garder avec une grande conviction ; Conviction que le message qui nous est donné est grand ; qu’il nous vient de l’Eglise et qu’il nous concerne ; que notre vie profonde doit en être renouvelée.

A l’œuvre donc, avec courage, pendant l’année qui vient. Répondons à l’appel du Concile à toutes les femmes : Soyons les gardiennes de la vie, les gardiennes de l’amour désintéressé, les éducatrices du courage, les gardiennes de la paix. Que la Charité du Christ nous en rende capables ! » (4)

– (à suivre)

 

Paroisse Ste Rita, à Michigan

La Paroisse de Ste Rita à Trenary a eu la grâce d’avoir Sr Rosaline comme responsable pastorale, une position créée par l’autorité de Mgr. Sample, au service des paroisses rurales.

echo26

Le Père Jacek, le prêtre qui dessert notre paroisse a deux autres paroisses sous sa responsabilité. Il fait des kilomètres pour aller dans ces trois paroisses et la situation est encore plus difficile en hiver avec la neige. En principe, le Père dit la messe dans chaque paroisse deux fois par semaine. En revanche, il n’a pas pu faire plus d’une messe dans la semaine chez nous, la plus petite paroisse.

Sr. Rosaline est arrivée parmi nous au mois de janvier, sans fanfare. Elle est venue nous rejoindre à la messe chaque semaine. Elle s’est présentée et a rapidement fait connaissance avec nous tous. Il était évident qu’elle désirait nous rendre service. Sa foi très solide lui donne la conviction que c’est ici que le Seigneur l’envoie.

Avant même de commencer son ministère officiellement, en juin 2008, elle est venue nous rencontrer et connaître les besoins de la paroisse. Elle a su gagner la confiance des paroissiens par son grand dévouement dans la mission. Très occupée, elle est prête à nous aider en tant que Coordinatrice de la Formation et de la Pastorale de Jeunes. Nous sommes convaincues que c’est grâce à son travail que nous avons accueilli plus de foyers avec de très jeunes enfants dont trois ont été baptisés récemment. Ces jeunes familles participent et à la messe et à la vie paroissiale.

 

Mon Noël vert.

J’ai vécu un très joyeux Noël l’an dernier, parce que ce fut un Noël vert !

D’abord, je n’ai acheté que des cadeaux utiles pour ma famille et mes amis. A la place des jouets, des objets décoratifs et des souvenirs, je leur ai offert des serviettes de toilette, des mouchoirs et des chaussettes. Si j’avais acheté des fantaisies, ils les auraient peut-être jetées et cela aurait augmenté les déchets et rendu Hong Kong plus souillé. Cela aurait aussi occasionné un gaspillage des ressources naturelles.

Pour faire mes courses, j’ai emporté mon sac recyclé, au lieu des sacs plastiques. Quand les commerçants m’offraient des sacs en plastiques, je leur disais que j’avais mon propre sac, recyclé. De cette manière, je contribuai à sauver l’environnement et à réduire la pollution.

Pour Noël 2007, j’ai enveloppé mes cadeaux différemment : je me suis servi d’anciens papiers d’emballage ou de journaux pour tout envelopper. J’ai économisé le papier et sauvé quelques arbres. Parfois, je n’enveloppais pas mes cadeaux, mais les plaçais juste dans des sacs recyclés pour les donner à mes parents et amis.

En outre, j’ai peu utilisé les cartes de Noël, mais j’ai envoyé des cartes virtuelles à tous mes correspondants.

Enfin, j’ai organisé une fête de Noël « verte » où j’ai invité tous mes meilleurs amis. Nous ne nous sommes pas servis de couverts jetables, mais de couverts en porcelaine et en acier. Après cela, nous sentions que nous avions fait quelque chose de significatif pour sauver notre mère, la Terre. J’espère que mes Noëls à venir seront aussi ou plus « verts » que celui de cette année. J’espère que tous pourront agir de même pour le plus grand bien de la Terre, notre mère à tous.

Brenda Yap. Hong Kong, classe de 5ème D.

echo24

 

Reprise spirituelle: retraite

echo25

Notre retraite avec le Père Angelo Colacrai, SSP était une vivifiante source de renouvellement dans l’amour, le pardon et la réconciliation. Elle nous a permis de faire un chemin de retour vers la SOURCE grâce à toutes les occasions offertes, pour nous ouvrir les yeux aux richesses des Ecritures, et redécouvrir toute la beauté de la création, l’origine sacrée de notre existence et la profondeur de l’amour de Dieu pour nous.

Comme le P. Angelo l’a dit « Il ne suffit pas d’avoir la foi. Il s’agit de la mettre en pratique ». La foi en actes, voilà le défi pour nous. Sinon, nous ne sommes pas mieux que les scribes et les pharisiens, connaissant la loi par cœur, sans la pratiquer.

Comme St Paul notre patron, nous avons la conviction que peu importe le passé, nous avons la certitude que l’amour de Dieu est fort et éternel.

– Sr. Purisima Aranas, Philippines

 

Vœux Perpétuels à Brisbane

Le 29e jour du juin 2008, Sœur Marietta Thieu a fait don de son être et de sa vie entière à Dieu ; pour le servir dans notre Congrégation. Elle a fait vœux de toujours vivre chaste, pauvre et obéissante comme le Christ.

Les invités les plus heureux étaient les Vietnamiens dont les cœurs débordaient de joie et de fierté de voir l’une des leurs se donner à Dieu.

Avant la fin de la célébration, Sr. Marietta a pris la parole pour remercier tous ceux qui sont venus à la messe, mais elle a aussi exprimé sa gratitude à Dieu ainsi qu’à Mgr. Bathersby, aux prêtres qui ont concélébré, à ses parents, aux Sœurs, à Sr. Teresa Lau, Supérieure de la Région et à Sr. Miriam. C’était un jour de fête pour la Région.

St Paul de Chartres Villa, Brisbane, Australie

 

PREMIERE PROFESSION

Mère Générale, du consentement de son Conseil,

admet à la Première Profession

EAST TIMOR: 25 janvier 2009

Soeur Aurelia Herculano

Soeur Adelina Da Conceicao

SEOUL, COREE : 2 février 2009

Sr Josephina Yeong Ju YUN

Sr Deborah Mun Ji LEE

Sr Maria Sang Yi LEE

Sr Maria Si Nae BYEON

Sr Anna Yeong Ju JO

Sr Emiliana Ji Yeong YANG

Sr Marie Rosa Ju Eun JEONG

Sr Agatha Eun Seon JEONG

Sr Paula Seon Ok KU

DAEGU, COREE: 2 février 2009

Sr Catharina Hee-Kyoung CHOI

Sr Bona Soon-min JEONG

Sr Maria Gum-ok HA

Sr Helena Ki-young JEON

Sr Editha Bok-kyoung SON

Sr Bibiana Jeon-seon KIM

HONG KONG: 2 février 2009

Sr Thérèse Françoise PHAM Thi Bich Hue

Sr Anne Félicie NGUYEN Thi Truc Ly

Sr Martha Maria LI Thi Ann Huyen

Sr Marie Céline PHAM Huynh Thanh Huyen

INDONESIE: 2 février 2009

Soeur Fridolina NAIAKI

 

 

VŒUX PERPETUELS

Mère Générale, du consentement de son Conseil,

admet à la Profession Perpétuelle

PHILIPPINES: 1er février 2009

Sr Ethel Barcelona

Sr Joselina Bonono

Sr Connie Aletta Simbol

Sr Zonya Fara Agleam

Sr Jonah Gutang

Sr Ailene Escañan

SEOUL, COREE: 2 février 2009

Sr Rosa Mi Ae SONG

Sr. Paula Yun Jeong KIM

Sr Theresa Eun Soon KIM

Sr Rosalia Geum Hee HAN

Sr Maria Magdalena Mi Sung PAK

Sr Marie Rosa Hye Ran PAK

Sr Theresa Theresa KIM

Sr Veronica Paul Su Yeon KIM

Sr Dorothea Kung Ok KIM

Sr Rosa Eun Shil KIM

Sr Agnes Gil Soon PAK

Sr Julianna Moon Kyung HWANG

Sr Christina Yong Sun KWON

DAEGU, COREE : 2 février 2009

Sr Augustina Sun-rye SEO

Sr Sophia Ji-Hye SON

Sr Angela Kyeoung-ji SON

Sr Rosa Jeong-hee SON

Sr Suzanna Hee-eun YANG

Sr Maria Magdalena In-ja KIM

Sr Philomena Gum-ran CHOI

Sr Rosa Jeong-suk KIM

Sr Julia Jeong-suk YUN

Sr Michaela Bong-sun JO

Sr Veronica Hyun-ju PAK

Sr Angela Hyeun KIM

Sr Cecilia Eun-ju SEO

Sr Maria Hee-young CHOI

Sr Maria Hyun-ji SONG

INDONESIE: 2 février 2009

Sr Maria THERSIA

 

RETOUR AU PERE

La saison d’éternité

France

21 oct. Sr Gabriel Thérèse BOULARD, 87 62 ans Prof. Rel.

23 nov. Sr Solange Agnès PHAN Thi Ngoc ,79 52 ans Prof. Rel.

01 déc. Sr Agnès Bernadette SALOMEZ, 97 72 ans Prof. Rel.

18 déc. Sr Marie Andrée de Jésus RIBOT, 86 62 ans Prof. Rel.

Daegu, Corée

23 nov. Sr Anselme de Marie HA, 78 55 ans Prof. Rel.

Madagascar

23 nov. Sr Paul de Marie GUILLOTEAU, 85 59 ans Prof. Rel.

Philippines

21 oct. Sr Saturnine de Jésus AGANAYAN, 94 70 ans Prof. Rel.

05 nov. Sr Maria Trinidad ROTOR, 87 55 ans Prof. Rel.

21 nov. Sr Maria Luz ROLDAN,93 70 ans Prof. Rel.

18 déc. Sr Mary Ludwina TIBAGONG, 72 43 ans Prof. Rel.

Saigon, Vietnam

06 oct. Sr Chantal Marie DINH Thi Phan, 82 57 ans Prof. Rel.

04 nov. Sr Constance de Jésus NGUYEN Thi Toai, 78 53 ans Prof. Rel.

03 déc. Sr Loretta du Sacré-Coeur NGUYEN Thi Lai, 90 61 ans Prof. Rel.